RDC : Le gouvernement dénonce 308 assassinats et 124 viols dans les zones sous contrôle du M23-AFC

RDC : Le gouvernement dénonce 308 assassinats et 124 viols dans les zones sous contrôle du M23-AFC

Par patient M

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 8 mai, le gouvernement congolais, par la voix de Jacquemain Shabani, a fermement condamné les graves violations des droits humains et de l’intégrité territoriale commises dans les zones occupées par le M23-AFC. Le communiqué fait état de bombardements aveugles, de tortures, de viols et de pillages perpétrés à l’encontre des populations civiles.

Selon les chiffres compilés par le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, entre la mi-avril et le 7 mai, au moins 308 cas d’assassinats et d’exécutions sommaires, 124 cas de viols et plus de 315 cas de tortures corporelles ont été recensés dans les villes et territoires sous contrôle de l’AFC-M23. Le 23 avril dernier, dans le territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu), plus de 35 jeunes auraient été enrôlés de force par l’armée rwandaise.

Durant la période allant du 12 avril au 7 mai, le ministère de l’Intérieur a également documenté de nombreux cas d’arrestations arbitraires, de pillages, de spoliations et de destructions d’infrastructures étatiques dans 11 localités de la province du Sud-Kivu.

Le gouvernement déplore en outre la nomination illégale d’administrateurs au sein des institutions publiques. Le chef coutumier Jean Kabumba Bangunya et son fils auraient été enlevés par des soldats rwandais et remplacés à la tête du groupement Rusayo, dans le territoire de Nyirangongo, précise le document. Kinshasa dénonce également les exactions répétées des éléments de l’AFC-M23/RDF, qui renforcent continuellement leurs effectifs et mènent des bombardements aveugles et des attaques contre les positions des FARDC dans les territoires de Lubero, Rutshuru et Masisi (Nord-Kivu), ainsi qu’à Kalehe, Kabare, Fizi et Walungu (Sud-Kivu).

Le gouvernement congolais affirme que les nouveaux occupants des vastes étendues de l’Est de la RDC depuis janvier continuent d’exploiter illégalement les minerais de la mine de Rubaya. Ces actes, commis en violation de la résolution 2777 des Nations unies, sont en cours de documentation par le ministère des Affaires étrangères en vue de poursuites judiciaires contre les auteurs.

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