Par Patient MBY
Le gouvernement a suspendu, ce jeudi 30 octobre, les activités des partis politiques Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, Piste pour l’émergence appartenant à l’opposant Seth Kikuni, et Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP) de Théophile Bemba.
Dans des communiqués rendus publics, le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, justifie cette décision par la participation de ces leaders politiques au conclave organisé à Nairobi par l’ancien président Joseph Kabila, du 14 au 15 octobre, condamné à mort par la justice militaire, et d’une partie de l’opposition, dont Matata Ponyo, également condamné pour détournement, réapparu alors qu’il avait été annoncé porté disparu par sa formation politique.
Pour Jacquemain Shabani, la participation d’Augustin Matata Ponyo, Seth Kikuni et Théophile Bemba Fundu à cette association initiée par Joseph Kabila, qui a affiché « publiquement des actes de ralliement au mouvement d’agression du pays par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC-M23 », est considérée comme « une adhésion à la philosophie d’agression du pays », dans un contexte fragile où une grande partie de l’Est du pays est sous occupation des rebelles.
Cette alliance entre les partis LGD, Piste pour l’émergence et AAP au mouvement « Sauvons la RDC » est perçue par Kinshasa comme une atteinte à l’unité du pays, à l’intégrité territoriale, à l’ordre institutionnel démocratique et à la souveraineté nationale, contrastant, selon lui, avec les objectifs et les missions d’un parti politique.
Ces suspensions rejoignent celles du parti PPRD de l’ex-chef d’État congolais et de l’ATD de José Makila. Une décision farouchement contestée par les formations politiques concernées, qui dénoncent une violation de la Constitution par le pouvoir en place.













