Par MEDINA
Alerte sur les recettes d’exportation de la République démocratique du Congo. Selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC) consultée ce vendredi 5 juin 2026 par reporter.cd, le cours du baril de pétrole a subi une correction brutale sur le marché international . Au 28 mai 2026, le prix de l’or noir s’est établi à 92,7 dollars américains, marquant un coup d’arrêt après plusieurs semaines de surchauffe .
Ce reflux des cours mondiaux intervient dans un contexte de réajustement de l’offre globale, créant un manque à gagner immédiat pour le Trésor public congolais .
Une baisse hebdomadaire marquée sous la barre des 100 dollars l’analyse des statistiques monétaires et sectorielles publiées par l’institut d’émission met en relief la rapidité de ce retournement des marchés de matières premières .La semaine précédente le baril de brut culminait encore à un niveau très rémunérateur de 102,54 USD au 28 mai 2026 : Le cours s’est fixé à 92,7 USD, enregistrant un recul hebdomadaire sec de 9,6 % .
« Au 28 mai 2026, le cours du baril de pétrole s’est fixé à 92,7 USD, affichant un recul hebdomadaire de 9,6 % », confirme de manière factuelle la note technique de la BCC . Pour la RDC, qui produit et exporte du pétrole brut principalement depuis ses gisements côtiers et off-shore du Kongo Central, cette baisse réduit mécaniquement l’assiette fiscale des redevances pétrolières .
Cette volatilité du prix du brut représente un défi macroéconomique immédiat pour l’exécutif national. Si ce recul sous la barre des 100 dollars se prolonge, il pourrait impacter l’exécution de la loi de finances 2026 sur les segments suivants : le niveau des réserves de change; moins d’entrées de devises fortes issues des compagnies pétrolières opérant sur le littoral atlantique, l’amortissement des subventions ; paradoxalement, cette baisse internationale pourrait alléger la facture des pertes et manques à gagner (PMAG) que l’État doit rembourser aux distributeurs locaux de carburant .
Par ailleurs, les experts de la Banque centrale du Congo recommandent le maintien d’une politique budgétaire prudente et un suivi rigoureux des cours des autres métaux exportés cuivre, cobalt pour compenser ce choc pétrolier temporaire













