Par Patient MBY
L’initiative de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, qui ambitionne de réunir en Afrique du Sud une large palette d’acteurs congolais – de l’opposition armée et non armée, en passant par la société civile et les institutions de l’État – se heurte à une double résistance : celle du gouvernement congolais et celle de certains leaders d’opinion indépendants.
La société civile décline a pour sa part l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki à participer au dialogue intercongolais. Jean-Claude Katende, président de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO), a annoncé ce vendredi 29 août son refus de se rendre en Afrique du Sud pour cette fin.
Dans son message sur X (anciennement Twitter), l’avocat et activiste des droits humains a justifié ce rejet par les positions ambiguës de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki sur la situation politico-sécuritaire en République démocratique du Congo dominée par l’activisme du M23, dans la partie Est du pays. Pour lui, sa déclinaison de l’invitation de Thabo Mbeki ne fait pas de lui un défenseur du régime actuel, mais sa décision est justement entachée « de bon sens ».
L’ex-chef d’État de l’Afrique du Sud a convié Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Delly Sessanga, Martin Fayulu et d’autres opposants non armés, l’opposition armée, la société civile, les membres du cabinet du président Félix Tshisekedi, ceux du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale, ainsi que la société civile, à ce dialogue qui se tiendra du 03 au 06 septembre 2025.
De son côté, le gouvernement congolais, à travers son porte-parole Patrick Muyaya, a boycotté la main tendue de Thabo Mbeki, indiquant que son initiative « n’est pas opportune » dans le contexte actuel où la RDC s’est engagée dans les processus de Doha et de Washington afin de pacifier l’Est du pays.













