RDC : l’ECIDé annonce la campagne politique et citoyenne de lutte contre les antivaleurs dans la res publica

Par Patient MBY

Le parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) de l’opposant Martin Fayulu a tenu, lundi 29 décembre à Kinshasa, un conseil national sur la situation actuelle de la RDC, dominée par la crise et l’insécurité persistante.

Au cours de cette réunion, le parti Ecidé a posé un diagnostic sur la situation sécuritaire et humanitaire du pays. Sur le plan sécuritaire, le conseil national exige l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui consacre le retrait sans condition des troupes rwandaises occupant « illégalement » le territoire congolais.

Sur le plan politique, l’Ecidé appelle à une mobilisation nationale et internationale afin d’obtenir, de la part du président Félix Tshisekedi, un dialogue national inclusif dès le premier trimestre de l’année 2026. Ce dialogue vise à identifier les causes profondes de la crise congolaise, à restaurer la cohésion nationale et à définir, de manière concertée, des solutions durables et consensuelles visant à éviter l’effondrement de l’État, à préserver l’intégrité territoriale et à permettre au peuple congolais de reprendre pleinement en main son destin.

La famille politique de l’ancien candidat aux présidentielles de 2018 et 2023 a peint un tableau sombre de la situation humanitaire et sociale dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, ainsi que dans certains territoires de l’ouest du pays affectés par le phénomène Mobondo. Elle note que ces entités sont le théâtre de déplacements massifs de populations, d’une précarité extrême et de l’absence d’une réponse étatique efficace et coordonnée, tandis que « la corruption, le détournement et les pillages systématiques des fonds publics » minent l’accomplissement des missions régaliennes.

Face à cette situation, le conseil national de l’Écidé annonce une vaste campagne politique et citoyenne de dénonciation et de lutte contre la corruption, le détournement et le vol systématique des deniers publics, dans l’objectif de renforcer les capacités financières de l’État, d’assurer l’affectation « prioritaire » des ressources à la formation et à l’équipement de l’armée congolaise, ainsi qu’à la prise en charge humanitaire, matérielle et financière des populations déplacées.

Enfin, le conseil national a procédé à la révision des statuts du parti ainsi qu’à la restructuration complète et urgente de ses organes, incluant le bureau national, les exécutifs provinciaux, les structures de la diaspora et les sections locales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.