RDC : les enseignants menacent de boycotter la rentrée scolaire et réclament un salaire de 500 dollars

RDC : les enseignants menacent de boycotter la rentrée scolaire et réclament un salaire de 500 dollars

Par Charles Muhindo

À quelques semaines de la rentrée scolaire, la Synergie des syndicats des enseignants de la République démocratique du Congo (RDC) durcit le ton. Dans un communiqué publié le 6 août, elle appelle les enseignants à ne pas reprendre les cours le 1er septembre si le gouvernement ne respecte pas les engagements pris en leur faveur. Les syndicats réitèrent notamment leur principale revendication : un salaire mensuel de 500 dollars pour chaque enseignant. Ils annoncent également l’organisation d’une marche dès la rentrée afin d’exiger le départ de la ministre de l’Éducation nationale.

Les organisations syndicales estiment que les promesses faites aux enseignants ne se sont toujours pas concrétisées. Elles réclament également l’application d’un nouveau barème salarial, le paiement des enseignants NU et NP, la poursuite des travaux sur la politique salariale avec l’ensemble des parties prenantes, une retraite digne ainsi qu’une meilleure valorisation des inspecteurs de l’enseignement.

Dans leur communiqué, elles affirment que les enseignants continuent de vivre dans des conditions précaires, avec des rémunérations qu’elles jugent insuffisantes, malgré les engagements du gouvernement en faveur d’un salaire de 500 dollars.

« Les enseignants réunis en Assemblée générale décident de ne pas reprendre le travail dans le secteur de l’Éducation nationale à partir du 1er septembrew 2026. Dès la rentrée, ils organiseront une marche pour exiger la démission de la ministre de l’Éducation nationale », indique le communiqué. Lesx syndicats accusent Raïssa Malu de ne pas accorder une attention suffisante aux conditions de vie des enseignants.

Ces revendications ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs années, les enseignants, à l’instar d’autres agents de l’État, réclament une amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, en particulier une revalorisation salariale. À chaque rentrée scolaire ou presque, les syndicats rappellent lesx engagements pris par le gouvernement, estimant que peu de progrès ont été réalisés.

Cette nouvelle sortie intervient quelques jours après l’annonce par le gouvernement de la prise en charge des frais funéraires des fonctionnaires de l’État. Une mesure qui suscite des interrogations, certains estimant que l’amélioration des salaires et des conditions de travail devrait constituer la priorité. Pour plusieurs observateurs, le gouvernement devra répondre à ces revendications dex longue date avant de convaincre les agents publics sur d’autres mesures sociales.

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