RDC : les FARDC et la Police pointées du doigt dans les violences sexuelles liées aux conflits

Par Patient MBY

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) sont pointés du doigt parmi les auteurs des violences sexuelles liées aux conflits perpétrées dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika au cours de ces cinq dernières années.

Ces révélations ont été faites par le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi dans sa communication lors de la 50ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue à Kinshasa ce vendredi 04 juillet 2025. Ces actes de violences « d’une extrême gravité » ont été documentés par les organisations des Nations Unies entre les années 2020 et 2025.

Face à cette situation qui « continue de défigurer notre nation, de briser nos communautés et d’offenser notre humanité », Félix Tshisekedi a indiqué que la responsabilité des actes commis au sein des Forces de sécurité congolaises incombe dorénavant aux commandants qui chapeautent chaque service de sécurité.

Cette décision s’élargit également jusqu’aux combattants Wazalendo qui doivent, selon le chef de l’État, recevoir des instructions claires de la part de leurs chefs. « Personne ne saurait se dérober des actes commis sous son autorité », a déclaré Félix Tshisekedi, repris dans le compte-rendu de la 50ᵉ réunion du Conseil des ministres.

Rappelons qu’en 2023, le Comité international de la Croix-Rouge, l’ONG Médecins sans frontières et l’ONU avaient recensé plus de 123 000 cas de violences sexuelles liées aux conflits en République démocratique du Congo. Des chiffres alarmants qui mettent en avant la récurrence de la violence sexuelle à l’encontre des personnes vulnérables.

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