RDC : les FDLR officialisent leur entrée dans le processus de désarmement prévu par l’accord de Washington

RDC : les FDLR officialisent leur entrée dans le processus de désarmement prévu par l’accord de Washington

Les dirigeants politiques et militaires des FDLR ont officiellement accepté de rejoindre le programme de désarmement, de démobilisation et de cantonnement mis en place dans le cadre de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Kinshasa présente cette décision comme une étape clé vers la mise en œuvre de ses engagements sécuritaires.

Par Pierre Kabakila

Les autorités congolaises annoncent une avancée dans l’application de l’accord de paix signé à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont formellement adhéré au processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement (DDC), a déclaré mardi à Kinshasa le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, lors du briefing de presse.

Selon le gouvernement, cette adhésion résulte de la signature d’un protocole par les responsables politiques et militaires du mouvement, lesquels se sont engagés à intégrer le programme avec l’ensemble de leurs combattants.

Pour Kinshasa, cette évolution marque une nouvelle phase dans l’exécution du concept opérationnel découlant de l’accord de Washington. Les autorités assurent qu’elles poursuivront les efforts visant à intégrer tous les éléments encore présents au sein du mécanisme de désarmement.

Afin d’assurer le suivi de cette opération, un comité réunissant des partenaires régionaux et internationaux sera chargé de superviser le processus. Ce dispositif devra notamment empêcher toute reconstitution du groupe armé grâce à un système d’identification et de contrôle biométrique des ex-combattants.

Le ministre Floribert Anzuluni a également réaffirmé la position du gouvernement congolais, qui estime que la question des FDLR a longtemps été utilisée par Kigali comme argument pour justifier son intervention dans l’est de la RDC. Selon lui, l’accord en cours d’application doit permettre de traiter cette question dans un cadre convenu entre les deux États.

Le protocole prévoit par ailleurs que les combattants soupçonnés d’avoir commis des crimes graves ou des crimes contre l’humanité soient traduits devant les juridictions compétentes, conformément aux règles du droit international humanitaire.

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