Par Pierre Kabakila
La République démocratique du Congo enregistre une baisse spectaculaire de l’inflation, signe d’un net apaisement du cadre macroéconomique. Cette évolution a été mise en avant par le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, lors de son intervention à la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres.
Selon les chiffres présentés, le taux d’inflation en glissement annuel s’est établi à 2,29 % à la fin janvier 2026, contre 11,07 % à la même période en 2025. Une performance qui traduit, d’après la BCC, les effets combinés de la discipline monétaire et d’une meilleure gestion des équilibres macroéconomiques.
Sur une base hebdomadaire, l’inflation s’est située à 0,16 % lors de la quatrième semaine de janvier, légèrement au-dessus des 0,15 % de la semaine précédente, portant le cumul annuel à 0,83 %. Une évolution jugée maîtrisée par l’Institut d’émission.
Dans le même temps, le marché des changes a présenté des signaux contrastés. Par rapport à fin décembre 2025, le franc congolais a enregistré une dépréciation limitée de 0,83 % sur le marché indicatif, tandis qu’il s’est apprécié de 0,28 % sur le marché parallèle, illustrant une relative stabilité de la monnaie nationale.
Autre élément relevé par le Gouverneur : le bon comportement des cours mondiaux des principaux produits de base, essentiels à l’économie congolaise, qui a contribué à réduire les pressions inflationnistes internes.
Face à ces résultats encourageants, André Wameso a toutefois appelé à la prudence. Il a insisté sur la nécessité de maintenir une coordination étroite entre la politique monétaire et la politique budgétaire, afin de consolider la stabilité macroéconomique et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Le Gouverneur de la BCC a également plaidé pour une accélération des réformes structurelles, estimant que la diversification de la base productive reste un levier clé pour réduire la vulnérabilité de l’économie congolaise aux chocs externes et aux fluctuations des marchés internationaux.













