RDC : l’ONU et l’Angola unissent leurs efforts pour harmoniser les initiatives de paix

Par Emmanuel Medina

Les efforts diplomatiques pour restaurer la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’intensifient au niveau régional. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et chef de la Monusco, James Swan, s’est entretenu à Luanda avec le président de la République d’Angola, João Lourenço, ainsi qu’avec les autorités angolaises, selon un communiqué de la mission onusienne publié sur son compte X et consulté ce mardi par reporter.cd.

Le cœur des échanges a porté sur la nécessité d’établir une synergie claire entre les différentes médiations internationales et régionales qui coexistent actuellement. Les discussions ont mis en avant l’importance d’une coordination renforcée entre trois axes majeurs à savoir:

Le processus de Washington : l’implication et les initiatives diplomatiques américaines, le processus de Doha; les efforts de facilitation menés par le Qatar et enfin les processus de l’union africaine ; notamment les initiatives régionales africaines comme le processus de Luanda mené par le président Lourenço lui-même.

L’objectif de cette harmonisation est de créer un front diplomatique cohérent pour soutenir l’instauration d’une paix et d’une sécurité durables dans l’est de la RDC et, par extension, dans toute la région des Grands Lacs.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des engagements régionaux du chef de la monusco. Le choix de Luanda pour ces discussions rappelle le rôle central joué par le président João Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine pour le conflit qui oppose la RDC au Rwanda via le groupe rebelle du M23.

En associant la voix des nations unies aux efforts angolais, James Swan cherche à donner une impulsion nouvelle aux accords de cessez-le-feu et aux feuilles de route jusqu’ici restés fragiles sur le terrain et ce ballet ballet diplomatique de luanda rappelle que la paix dans les Grands Lacs ne se jouera pas sur un seul front, mais sur la capacité des grandes puissances à accorder leurs violons. Reste à savoir si cette synergie des médiateurs suffira à faire taire définitivement les armes.

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