Par Patient MBY
Alors que Félix Tshisekedi avait promis un gouvernement largement ouvert à l’opposition, la promesse semble contrastée avec la réalité. Dans le gouvernement Suminwa 2, rendu public ce jeudi 07 août, les grandes figures de l’opposition y sont absentes.
Concernant l’absence marquante de l’opposant Martin Fayulu, qui s’est d’ailleurs rapproché du président Félix Tshisekedi ces derniers temps, le porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge, a indiqué que Fayulu a conditionné son intégration dans le gouvernement par un dialogue interne et inclusif sous l’égide de l’ECC-CENCO.
« On n’entre pas au gouvernement par peur, intimidation, menace, chantage, agression, par pitié ou pour l’argent. Tout rassemblement doit conduire au progrès, à la solution et non pas au blocage », a déclaré Prince Epenge, président du parti ADDCONGO et porte-parole de LAMUKA.
Ce remaniement intervient dans un contexte où le président de la République avait annoncé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Une initiative reste lettre morte, en dépit des consultations faites par son conseiller en matière de sécurité. D’après Epenge, la voie empruntée par Félix Tshisekedi est « suicidaire ».
« La stratégie consistant à différer les initiatives de paix et de dialogue interne pour gagner du temps va s’avérer suicidaire et coûtera des vies. L’homme prudent aperçoit le mal de loin. Nous avons refusé et dit non par patriotisme et conviction, pas par défi », a-t-il ajouté.
Dans le compte de l’opposition, Adolphe Muzito, ancien premier ministre et président du parti Nouvel Élan a fait son entrée dans le gouvernement Suminwa 2. Cette nouvelle configuration du gouvernement a connu plusieurs permutations au lieu des remplacements alors que le pays fait face à plusieurs défis.












