Le dialogue national annoncé en RDC se fait toujours attendre. Le 25 août 2026, plus d’un mois après les premières annonces sur sa tenue, aucune date n’est encore connue. Le 17 juillet dernier, après sa rencontre avec Félix Tshisekedi, le cardinal Fridolin Ambongo avait parlé d’un dialogue qui était imminent. Depuis, les Congolais attendent toujours. À Libreville, au Gabon, le chef de l’État a encore assuré, devant la diaspora congolaise, que la communication sur le dialogue était imminente. Mais jusqu’ici, aucun signal n’est toujours venu de la Cité de l’UA.
Par Charles Muhindo
Avant le 15 août, beaucoup pensaient pourtant que les choses allaient marcher rapidement. L’opposition avait fixé cette date comme ultimatum pour la convocation du dialogue. Le 15 août est passé sans annonce. Aujourd’hui, le calendrier n’est toujours pas là . À la Cité de l’Union africaine, aucun nouveau rendez-vous n’est annoncé. Les évêques qui avaient été aux premiers échanges avec le pouvoir restent également discrets sur la suite du processus. L’opposition, elle, a déjà fixé un autre rendez-vous : une grande manifestation annoncée pour le 15 septembre.
Mais, est-ce que le pouvoir profite simplement de cette période pour souffler ? L’opposition ne manifeste pas pour l’instant, son ultimatum du 15 août est passé et sa prochaine mobilisation est prévue dans plusieurs semaines. Kinshasa se dit-il qu’il a moins de pression pour précipiter le dialogue ? Ou bien le pouvoir n’est-il tout simplement pas encore prêt à convoquer les assises ? Pour l’instant, difficile de le savoir. Mais le silence qui pèse sur la Cité de l’UA interroge.
Une autre question mérite aussi d’être posée : si le dialogue doit réellement avoir lieu, sera-t-il lancé grâce à la volonté du régime Tshisekedi ou faudra-t-il encore une forte pression pour que les choses bougent ? Pression de l’opposition, pression liée à la situation sécuritaire dans l’Est ou encore pression diplomatique? Car pour un dialogue annoncé comme inclusif, les différentes parties ont besoin de savoir quand il commence, qui va le préparer et dans quelles conditions.
Pour le moment, donc, la question reste entière : où en est réellement la préparation du dialogue national ? Le président Félix Tshisekedi est attendu sur ce dossier. Une date ou alors une communication sur la question permettrait déjà de mettre fin aux questionnements. Mais plus le silence se prolonge, plus le doute devient grand. À quelques semaines de la manifestation annoncée par l’opposition pour le 15 septembre, Kinshasa devra tôt ou tard dire clairement si le dialogue reste une priorité ou si le dossier va continuer d’attendre.













