Par Héritier T
La situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) continue de se détériorer, entraînant des déplacements massifs de populations, principalement dans l’est du pays. Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 3 millions de personnes ont été nouvellement déplacées en 2024, portant le nombre total de déplacés internes à environ 7,77 millions.
Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus touchées par cette crise humanitaire. Le Nord-Kivu enregistre le plus grand nombre de déplacés (49%), suivi de l’Ituri (41%) et du Sud-Kivu (10%). Les femmes représentent 51% de la population déplacée.
Ces déplacements massifs sont principalement dus aux attaques et affrontements armés répétés qui sévissent dans ces provinces. Les populations fuient vers des zones considérées comme plus sûres, mais se retrouvent souvent dans des conditions de vie précaires, avec un accès limité à l’aide humanitaire.
La situation humanitaire est particulièrement critique depuis l’occupation de certaines zones par le groupe armé M23 en janvier et février 2025. Les déplacés sont confrontés à un manque criant d’assistance humanitaire, ce qui constitue une violation flagrante de leurs droits fondamentaux.













