Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a annoncé ce jeudi la suspension immédiate des activités de la société Congo Dongfang Mining (CDM) pour trois mois, à la suite d’un débordement d’effluents industriels qui a affecté plusieurs quartiers de Lubumbashi. L’annonce a été faite sur son compte officiel X (ex-Twitter), après une descente sur le terrain aux premières heures du jour.
Selon le ministre, arrivé sur le site aux environs de 2 heures du matin, les installations de rejet de la société présentaient de graves anomalies. « Le constat est alarmant : le bassin de rejet ne répond à aucune norme environnementale, absence d’étanchéité, d’équilibre structurel, de dispositifs de contrôle et de plan d’urgence », a-t-il dénoncé.
Un risque sanitaire majeur
Louis Watum a alerté sur les conséquences directes de cette défaillance industrielle, évoquant une pollution avérée des eaux et l’exposition des populations à des risques sanitaires sérieux.
Face à cette situation qu’il a qualifiée d’« inacceptable », le ministre a pris une décision ferme : « Suspendre immédiatement les activités du site pour une durée de trois mois, période pouvant être prolongée si nécessaire ».
Réparations exigées et responsabilités engagées
Dans sa communication, le ministre a imposé à CDM une série d’obligations, notamment :
La réparation intégrale des dommages environnementaux ;
La prise en charge financière des populations affectées ;
La garantie du paiement des salaires du personnel pendant la suspension ;
La conformité stricte aux dispositions du Code minier congolais.
Il a également annoncé la mise en place d’une commission technique mixte, chargée d’identifier les causes exactes du déversement et d’établir les responsable.
Louis Watum a réaffirmé la ligne du gouvernement sur la gestion des ressources minières :
« Notre engagement est clair : protéger nos populations et préserver notre environnement. L’exploitation minière doit être responsable, durable et au service du développement de la République. »













