Par Emmanuel Medina
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo durcit les règles sanitaires pour stopper la propagation de la maladie à virus Ébola. Toute personne issue d’une zone affectée doit désormais observer une période d’isolement de 21 jours avant d’effectuer le moindre déplacement national ou international. Cette décision majeure vise à consolider la riposte médicale et à sécuriser l’ensemble du territoire face à la menace épidémique.
Dans un communiqué de presse publié par le ministre de communication et médias Patrick Muyaya, la période d’incubation du virus Ébola varie généralement de 2 à 21 jours. En imposant ce délai strict, les autorités congolaises ciblent directement la phase critique où les symptômes peuvent apparaître.
Interdiction formelle de voyager à l’intérieur ou en dehors de la RDC avant la fin du décompte, une surveillance épidémiologique active des personnes potentiellement exposées pendant leur quarantaine et ces mesures ciblent tous les voyageurs, résidents ou humanitaires en provenance directe des foyers de contamination.
Selon le gouvernement, cette mesure s’inscrit dans un plan d’urgence global pour sanctuariser les zones encore épargnées par la maladie, bloquer le virus à sa source géographique pour éviter l’apparition de nouveaux foyers, de permettre aux équipes médicales de concentrer leurs efforts de dépistage sur des zones bien délimitées et de rassurer les partenaires extérieurs dans l’optique d’éviter des suspensions de vols vers la RDC.
Le gouvernement congolais affirme sa pleine mobilisation pour protéger la population et pérenniser la santé publique à travers cette directive contraignante tout en multipliant des points de contrôle thermique aux sorties des zones rouges, de mener une action conjointe entre les ministères de la Santé, de l’Intérieur et des Transports pour faire respecter la mesure par des campagnes d’information pour pousser la population locale à déclarer tout cas suspect et à respecter l’isolement.
Cette mesure rigoureuse démontre la volonté de l’État de reprendre l’initiative sur le virus en appliquant une stricte orthodoxie sanitaire, indispensable pour éviter une crise humanitaire de grande ampleur.













