Une enquête parlementaire, dont les résultats ont été déposés au bureau de l’Assemblée nationale, a révélé un système entretenu de détournement des frais académiques et connexes dans les universités congolaises. Le député national André Mushongo Mashara l’a dénoncé ce jeudi 16 juillet, dans un Space sur X organisé par le journaliste Stanis Bujakera.
Par Patient MBY
À en croire cet élu national, les frais payés par les étudiants dans les institutions supérieures et universitaires ne seraient pas versés au Trésor public. « Les Trésors publics n’ont aucun rond. » L’enquête a porté sur les universités publiques du pays. Son rapport a déjà été déposé au bureau de l’Assemblée nationale, mais n’a pas encore été rendu public. Ce rapport sera transmis au président de la République, à la Première ministre ainsi qu’aux autorités compétentes avant toute publication.
Le député national a également indiqué qu’une grande partie des frais d’homologation des diplômes aurait été détournée. D’après lui, les établissements académiques auraient versé 25 USD sur les 75 USD requis à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD). Cet argent est détourné par « des personnes qui ont une parcelle de pouvoir » se trouvant au sein du gouvernement et dans les universités.
André Mushongo Mashara a également souligné la perception, par les universités, des frais d’« effort de construction » auprès des étudiants alors qu’aucun chantier n’a été réalisé. Cette situation est également constatée dans les institutions où le gouvernement central prend en charge des travaux de modernisation des bâtiments.
Face à ce système de détournement dans les milieux universitaires, le député a proposé une loi sur la protection des lanceurs d’alerte. Cette loi vise à protéger les détenteurs d’informations sur la corruption et les détournements des deniers publics. La protection de ces personnes pourra renforcer les sanctions contre les auteurs de détournements.













