Au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont durci le ton face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Washington appelle à la fois au retrait des forces rwandaises et à des actions concrètes de Kinshasa contre les groupes armés.
Par Pierre Kabakila
Lors de la 10136ᵉ session consacrée à la crise congolaise, la représentante américaine a accusé le Rwanda de continuer à alimenter les tensions dans la région, en violation de ses engagements pris dans le cadre des Accords de Washington. Elle a exigé un retrait « immédiat » des troupes rwandaises du territoire congolais, insistant sur le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Dans le même temps, Washington a également interpellé les autorités congolaises sur leurs propres responsabilités sécuritaires. Les États-Unis demandent notamment la neutralisation rapide des Forces démocratiques de libération du Rwanda, présents dans certaines zones sous contrôle gouvernemental. Une exigence présentée comme essentielle pour répondre aux préoccupations sécuritaires régionales.
Pour la diplomatie américaine, seule une prise en compte équilibrée des engagements de chaque partie permettra de rompre avec les cycles de méfiance qui alimentent le conflit depuis des décennies.
Les États-Unis plaident ainsi pour une désescalade durable, dans une région des Grands Lacs toujours marquée par des tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali.












