Les sanctions américaines imposées à l’armée rwandaise et à quatre de ses officiers supérieurs continuent de susciter des réactions au sein du Sénat américain. Dans une déclaration, le sénateur américain Jim Risch, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a salué des mesures qui mettent en lumière le basculement de l’administration Trump d’un leadership « passif » à une action « directe » pour garantir les accords de Washington.
Par Patient MBY
Réagissant aux récentes sanctions annoncées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain, Jim Risch a estimé que ces restrictions marquent un signal clair sur les conséquences auxquelles sont exposés ceux qui violent les accords de Washington.
« Les sanctions annoncées aujourd’hui contre les Forces de défense rwandaises (FDR) et quatre de leurs hauts responsables envoient un message clair : ceux qui violent les termes négociés par les États-Unis en paieront le prix fort et de façon croissante », a-t-il déclaré.
Ce sénateur américain appelle au retrait de l’AFC-M23 des localités environnantes de la ville d’Uvira et exhorte le gouvernement congolais à renoncer à l’idée d’une solution militaire à la crise, en favorisant une résolution pacifique du conflit à travers des négociations.
« Il est temps d’en finir avec les postures belliqueuses. Le Rwanda et le M23 doivent immédiatement stopper leur progression, ce qui implique un retrait total de toutes les zones entourant Uvira. Parallèlement, le gouvernement congolais et les FARDC doivent renoncer à leur stratégie de solution militaire dans l’est du Congo, respecter le cessez-le-feu et collaborer avec leurs partenaires, notamment les États-Unis, afin de bâtir une solution de sécurité durable pour cette région. Les deux parties doivent reprendre les négociations. Le respect des accords est la seule voie possible », a-t-il indiqué.
Les sanctions infligées à l’armée rwandaise par les États-Unis le 02 mars sont consécutives à sa participation à la guerre qui sévit à l’Est de la République démocratique du Congo. Elles consistent à geler les avoirs des RDF, à interdire toute transaction avec les personnes et entreprises américaines, ainsi qu’à suspendre, d’ici au 1er avril en cours, les contrats et opérations avec Washington.













