Scandale au Haut-Uele : Bakomito accusé d’étouffer la presse et de manipuler les institutions

Par Reporter.cd

La situation politique dans la province du Haut-Uélé suscite de vives inquiétudes, alors que des accusations graves sont portées contre le gouverneur Jean Bakomito. Plusieurs voix dénoncent une restriction progressive des libertés publiques, sur fond de pressions politiques et judiciaires.

Selon des sources locales, des activistes de la société civile seraient contraints à la clandestinité, tandis que des opposants politiques subiraient des intimidations de la part des services de sécurité provinciaux, avec l’appui présumé du parquet. Les journalistes, quant à eux, affirment ne plus pouvoir exercer librement leur métier : la presse est muselée, les rédactions sous pression, et plusieurs correspondants locaux travaillent désormais dans la peur permnente, Certains chefs coutumiers auraient été poussés à faire des déclarations publiques de soutien au gouverneur, remettant en question leur neutralité pourtant garantie par la Constitution.

Cette situation intervient alors qu’une motion de défiance inédite, de treize pages, a été initiée par plusieurs députés provinciaux contre Jean Bakomito. Le document évoque des faits présumés de corruption, détournement de fonds publics, blanchiment et falsification de documents.

Influence du clan Nangaa

L’ombre du clan Nangaa revient également dans les débats.
Baseane Nangaa, devenu depuis opposant déclaré au régime de Félix Tshisekedi à l’instar de son frère Corneille Nangaa, revendique avoir participé au « casting » politique ayant conduit Jean Bakomito à la tête de l’exécutif provincial.

Cette révélation entretient les soupçons de collusions politiques et relance les interrogations sur la véritable autonomie du gouverneur face aux réseaux influents qui gravitent autour de la province.

Alors que de nouveaux développements sont annoncés dans les prochaines heures, plusieurs acteurs locaux appellent à un retour strict au respect de l’État de droit, à la protection des libertés fondamentales et à la transparence dans la gestion de la chose publique.

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