Portée par Sébastien Desabre qui refuse les honneurs personnels, la sélection vient de valider son ticket pour le mondial 2026 qui se jouera sur une triade américaine du nord. Entre émotion et sens du devoir, le coach des Léopards revient sur une épopée de trois ans et demi et rend hommage à ses joueurs, les véritables « héros » de cette qualification arrachée de haute lutte.
Par medina
L’image restera gravée dans les annales du football congolais. Après un marathon qualificatif épique des phases de groupes aux barrages intercontinentaux en passant par les joutes africaines, la République Démocratique du Congo a enfin brisé la malédiction. Cinquante-deux ans après l’épopée de 1974, les Léopards rugiront de nouveau sur la plus grande scène
Pourtant, au centre de l’effervescence, un homme garde la tête froide, Sébastien Desabre. Interrogé sur son rôle déterminant dans cette résurrection, le technicien a immédiatement douché toute tentative de glorification personnelle.
« Je n’aimerais pas que l’on m’appelle héros. Les héros, ce sont les joueurs. Moi, j’aime simplement être appelé coach », a-t-il tranché avec une sobriété qui force le respect.
Pour Desabre, cette réussite n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un labeur de l’ombre entamé il y a trois ans et demi avec son staff technique, qu’il n’a pas manqué d’associer à ce triomphe.
Le parcours, qualifié de « mérité » par le sélectionneur, fut pourtant semé d’embûches. Mais au-delà de la tactique, c’est l’aspect symbolique qui semble animer le Français. Conscient de l’impact social de cette qualification, il a rendu un hommage vibrant à ses troupes, une génération qui n’avait jamais connu l’ivresse d’un Mondial.
« Ils sont les ambassadeurs du Congo », a-t-il déclaré avec fierté, soulignant le poids de l’histoire que ces jeunes athlètes portent désormais sur leurs épaules. En validant leur ticket pour 2026, ces joueurs ne font pas que participer à un tournoi ; ils referment une parenthèse de plus d’un demi-siècle de frustration.
Alors que les rues de Kinshasa, Lubumbashi et Goma vibrent encore au rythme des célébrations, Sébastien Desabre a conclu son intervention par une invitation à la liesse nationale. Après 52 ans d’attente, l’heure n’est plus à l’analyse, mais à la fête.













