Sommet de la SADC : ce que l’on sait de l’interpellation de 2 membres du ministère congolais de la Défense en Afrique du Sud

Sommet de la SADC : ce que l’on sait de l’interpellation de 2 membres du ministère congolais de la Défense en Afrique du Sud

Deux membres du ministère de la Défense nationale et Anciens combattants de la RDC ont été interpellés le samedi 15 août dernier en Afrique du Sud, alors qu’ils faisaient partie de la délégation congolaise qui accompagnait le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Mwadiamvita, au sommet de la SADC.

Par Charles Muhindo

Selon une source officielle congolaise, les 2 hommes étaient munis de leurs ordres de mission, de leurs cartes de service et de passeports de service. Leur interpellation serait liée à un problème de badge au niveau de l’accès à la salle où se tenait le sommet. Le lieu était placé sous haute sécurité, notamment suite à la présence de plusieurs chefs d’État.

La police sud-africaine donne de son côté une autre précision. Les 2 Congolais auraient présenté des badges d’accréditation qui ne leur avaient pas été délivrés. Lors du contrôle, leurs identités ne correspondaient pas aux informations inscrites sur les badges. Ils ont alors été arrêtés.

Les 2 ressortissants congolais sont poursuivis pour fraude, usurpation d’identité et violation d’une loi sud-africaine relative à la sécurité dans les zones réservées. La police indique que les circonstances de cette tentative d’accès ainsi que l’identité de 2 personnes sont toujours examinées dans le cadre de l’enquête.

À Kinshasa, on insiste cependant sur le fait que les 2 agents étaient bien en mission officielle.

« Malgré leur ordre de mission, leur carte de service et leur passeport de service, une confusion sur les badges d’accès à la salle du sommet, placée sous haute sécurité en raison de la présence de plusieurs chefs d’État, serait à l’origine de leur interpellation », avait expliqué une source congolaise.

Le vice-Premier ministre Guy Mwadiamvita et la ministre des Affaires étrangères, qui étaient présents en Afrique du Sud, auraient également confirmé la présence régulière des 2 agents au sein de la délégation.

« Le VPM et la ministre des Affaires étrangères, présents sur place, ont confirmé la légalité de leur présence, et l’ensemble des documents a été transmis à la justice sud-africaine », précise la même source.

L’affaire a fait beaucoup parler en Afrique du Sud et a même été relayée par les médias du pays. Les autorités sud-africaines avaient renforcé la sécurité autour du sommet de la SADC, avec un dispositif particulier pour contrôler les accès au site et encadrer les manifestations annoncées à Durban et dans les environs, précisent des sources.

Toutefois, les 2 Congolais ne sont pas les seuls à avoir été interpellés lors de ce sommet. La police sud-africaine avait également annoncé l’arrestation, quelques jours plus tôt, d’un ressortissant zimbabwéen. Celui-ci aurait tenté d’obtenir une accréditation en se faisant passer pour un artiste afin d’entrer sur le site de la rencontre.

Le ministère congolais de la Défense nationale et Anciens combattants a suivi actuellement le dossier avec ses avocats, précise-t-on. Les autorités congolaises attendent désormais que la justice sud-africaine se prononce sur les faits reprochés aux 2 membres de la délégation.

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