Par Emmanuel Medina
Lors de son intervention ce jeudi 16 juillet 2026 au sommet Luanda Call for Peace, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé un appel vibrant pour une paix durable en Afrique. Devant une assemblée de dirigeants mondiaux, le chef de l’État congolais a insisté sur le respect strict de la souveraineté des nations et a rendu un hommage appuyé à la médiation angolaise.
Dès l’entame de son allocution, Félix Tshisekedi a salué l’action de l’Alliance des civilisations des Nations unies dans sa quête de coexistence pacifique.
Rappelant l’histoire de l’Angola, le président congolais a salué le parcours d’un pays qui connaît le coût de la guerre et qui s’impose désormais comme un acteur majeur de la désescalade dans la région des Grands Lacs.
Abordant la thématique du sommet, le chef de l’État a refusé de limiter le concept de paix à un simple slogan diplomatique. Face à la persistance du conflit dans l’Est de la RDC, il a rappelé le coût humain des crises.
« Derrière chaque conflit, il y a des vies humaines, des générations sacrifiées et des peuples condamnés à l’incertitude », a martelé Félix Tshisekedi, évoquant les familles déplacées et les femmes victimes de violences. Pour lui, la fin des hostilités doit s’accompagner de justice, de vérité et du respect intangible de l’intégrité territoriale des États.
Le point fort du discours du président congolais a résidé dans son exigence d’une justice globale et équitable. Félix Tshisekedi a fermement dénoncé toute approche sélective qui affaiblirait l’ordre juridique mondial.
« La paix exige la cohérence, le droit exige l’universalité », a-t-il soutenu. À travers cette déclaration, Kinshasa appelle la communauté internationale à faire preuve de la même fermeté en Afrique centrale que face aux autres crises mondiales, en appliquant les principes du droit international de manière totalement uniforme.
Notons que, ce plaidoyer s’inscrit au cœur même de la mission historique de ce 3ème Sommet de l’Alliance des civilisations des Nations Unies. Intitulé « Luanda Call for Peace », ce forum international est précisément convoqué pour formuler un appel mondial à la paix, imposer une fin définitive aux guerres et restaurer le respect du droit international. Alors que les travaux se clôturent demain, les déclarations de Félix Tshisekedi rappellent que pour les nations meurtries comme la RDC, l’issue de ce sommet ne relève pas de la théorie, mais d’une nécessité vitale pour la survie des populations.













