Sud-Kivu : 16 combattants de la coalition comprenant la FRN de Joseph Kabila se rendent aux FARDC à Fizi

Sud-Kivu : 16 combattants de la coalition comprenant la FRN de Joseph Kabila se rendent aux FARDC à Fizi

Par Reagan Lebisabo

Les opérations militaires en cours dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, s’accompagnent de nouvelles redditions. Au total, 16 combattants, présentés comme membres d’une coalition comprenant la FRN de l’ancien président Joseph Kabila, ont déposé les armes, mardi 27 octobre 2026, auprès des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalinji, qui a livré cette information, indique que ces combattants ont répondu aux appels les invitant à abandonner la lutte armée. Selon lui, ils sont actuellement sous la garde des militaires congolais, dans un contexte marqué par la poursuite des opérations contre les groupes armés actifs dans cette région.

Les conditions de vie difficiles et les traitements jugés discriminatoires seraient à l’origine de ces redditions. D’après les témoignages rapportés par l’autorité territoriale, des combattants hutus dénoncent un traitement défavorable par rapport à leurs compagnons tutsis. Ils accusent également certains membres de leur coalition de se livrer au pillage des biens des civils, qui seraient ensuite transférés vers le Rwanda.

Dans ses explications, Samy Kalinji cite plusieurs mouvements armés qu’il présente comme faisant partie de cette coalition, notamment la FRN de Joseph Kabila, Twirwaneho, le M23, Red Tabara et les FNL Zabampema. Il fait aussi état d’une présence présumée de combattants étrangers, particulièrement des Kényans et des Somaliens. Ces affirmations restent toutefois à confirmer par des sources indépendantes.

Pendant ce temps, les FARDC, soutenues par les Wazalendo, poursuivent leurs interventions dans plusieurs localités, notamment Mikenge, Minembwe, Point Zéro, Mulima, Rugezi, Bikarakara et Kabanja. Malgré cette activité militaire, l’administrateur du territoire assure que la situation sécuritaire reste relativement calme et que les habitants continuent à exercer leurs occupations habituelles.

Au-delà des enjeux sécuritaires, Fizi fait également face à des difficultés de communication. La coupure des réseaux téléphoniques et d’Internet perturbe les échanges commerciaux, les transferts d’argent et le fonctionnement des services administratifs. Cette interruption complique aussi le travail des organisations humanitaires intervenant dans les zones affectées par les violences.

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