Sud-Kivu : plus de 400 morts et 200 000 déplacés suite à l’intensification des conflits sur l’axe Kamanyola-Uvira

Par Patient MBY

Au moins 413 personnes ont été tuées par les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par les forces rwandaises selon plusieurs rapports de l’ONU, à Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba et Uvira, lors de l’intensification des hostilités sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Ce bilan a été rendu public mercredi 10 décembre par le gouvernement provincial du Sud-Kivu, désormais installé provisoirement dans la ville de Baraka, à Fizi, selon plusieurs sources. Ces personnes ont perdu la vie par balles, grenades et bombes larguées par les combattants de l’AFC-M23.

« Le gouvernement provincial du Sud-Kivu précise que ces violences ne relèvent pas d’actes isolés mais s’inscrivent dans une intention manifeste de carnage, visant notamment les familles des résistants locaux, ciblées de manière délibérée afin de briser toute capacité de résistance, semer la terreur et imposer des déplacements forcés massifs », indique un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement provincial du Sud-Kivu, Didier Kabi.

Le gouverneur Jean-Jacques Purusi, qui selon le communiqué a fait le tour des centres de santé et de l’hôpital d’Uvira, a précisé que la situation sécuritaire est demeurée calme à Uvira dans la nuit de mercredi.

Les affrontements intenses entre les rebelles de l’AFC-M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo, appuyées par les Wazalendo, ont provoqué des déplacements massifs des populations civiles. L’exécutif provincial note plus de 200 000 personnes ayant fui les violences « dans des conditions précaires » pour se rendre à Bujumbura et dans d’autres localités du pays, aggravant la situation humanitaire.

De son côté, le Burundi a annoncé la fermeture de sa frontière avec la RDC, craignant un débordement des conflits vers sa capitale économique, Bujumbura, située à une vingtaine de kilomètres d’Uvira.

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