Par Patient MBY
Plus de 3 000 personnes déplacées logées dans le site de Kabeya mayi, dans le territoire de Nyonzu, dans la province du Tanganyika, vivent dans des conditions inhumaines, selon un rapport de la commission sociale de l’Assemblée provinciale présenté lors de la séance plénière tenue ce mardi 27 mai.
Selon le rapporteur de cette commission de l’organe délibérant, le député provincial Gilbert Zongwe Baraka, la situation humanitaire de ces déplacés internes exacerbée par la promiscuité, les mauvaises conditions d’hygiène et le manque d’eau potable est alarmante et nécessite une intervention urgente des autorités compétentes.
« Cette descente met en lumière la situation désastreuse des déplacés internes de Kabeya mayi et demande l’urgence d’une action concentrée pour répondre aux besoins fondamentaux des déplacés et envisager des solutions viables », a déclaré l’élu provincial dans l’hémicycle.
Ces milliers de ménages sont exposés à des maladies liées au manque d’hygiène, en l’occurrence le choléra et la fièvre typhoïde. Les députés provinciaux descendus sur le terrain signalent la présence d’un cas de Mpox dans ce site d’hébergement.
Pour le député Gilbert Zongwe, ces déplacés ayant fui les violences et atrocités commises par les rebelles du M23-AFC dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n’ont pas la possibilité de retourner dans leurs milieux résidentiels habituels.
« Le retour des personnes déplacées internes dans leur zone d’origine est actuellement impossible en raison de la persistance des violences jour et nuit. La restauration de l’autorité de l’État dans ces zones reste la situation », a-t-il indiqué.
Il convient de noter que, malgré la dégradation de la situation humanitaire dans ce site, l’État congolais n’est jusque-là venu en aide à ces gens nonobstant les multiples sollicitations d’assistance humanitaire urgente, déplore Gilbert Zongwe Baraka.













