Après un moment de turbulences, l’ancien gouverneur de la province du Haut-Katanga reprend la main sur son parti politique, Action pour la Rupture et le Développement (ARDev). Dans un jugement, le Tribunal de grande instance de Lubumbashi a confirmé Jacques Kyabula comme président statutaire d’ARDev, mettant un terme aux conflits de leadership au sein de cette formation politique.
Par Patient MBY
Dans un communiqué daté du 29 juillet, consulté ce vendredi 7 août par REPORTER.CD, le tribunal a réaffirmé que Jacques Kyabula reste l’autorité légalement reconnue de l’ARDev, conformément aux articles 38 et 40, alinéa 3, tiret 4, de ses statuts, ainsi qu’à l’article 64 de son règlement intérieur. Ce verdict fait suite à une requête introduite par l’aile Kyabula à la suite de la fronde au sein du parti.
Par ailleurs, la juridiction a déclaré les décisions de l’aile Kaswamanga, dirigée par John Kaswamanga, « nulles et sans effet », exigeant des frondeurs la restitution des attributs du parti aux organes statutaires, sous réserve des contraintes judiciaires.
« Le tout sans préjudice de tous autres droits, dus et action, avisant les parties signifiées qu’à défaut par elles de satisfaire au présent commandement, elles y seront contraintes par toutes voies de droit, et pour que les signifiés n’en ignorent, je leur ai laissé copie de mon présent exploit ainsi que celle du jugement sus vanté », a indiqué l’huissier de justice, Maître Hubert Mwamba Kadimanshi.»
Cette décision met fin au bicéphalisme à la tête de l’ARDev après la démission de Jacques Kyabula de son poste de gouverneur de la province du Haut-Katanga en mai dernier. Le 4 juin, les membres du bureau politique du parti l’avaient destitué de la direction de sa propre famille politique, l’accusant de la violation intentionnelle des textes fondamentaux du parti, de la gestion unilatérale et opaque des affaires du parti, du refus de participer aux activités de l’Union sacrée, du manque de respect envers les secrétaires permanents de la plateforme présidentielle, de l’abandon de l’encadrement militant, ainsi que de la nécessité de préserver les intérêts supérieurs et la cohésion du parti.
Cette situation a provoqué une profonde fracture au sein de cette formation politique. La structure dirigée par John Kaswamanga Ngandu, se réclamant proche des institutions et de l’Union sacrée, a entamé des activités parallèles, se disant autonome vis-à-vis de Jacques Kyabula.













