Par Emmanuel Medina
L’hôtel de ville de Kinshasa ferme la porte aux manifestations de rue, sans distinction de camp politique. Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a officiellement refusé de prendre acte de la marche pacifique que l’Union sacrée de la nation qui prévoyait d’organiser ce mercredi 22 juillet dans les artères de la capitale.
Cette décision administrative intervient alors que l’opposition plateforme C64 vient tout juste de reporter sa propre manifestation pour donner une chance à la médiation pastorale.
Pour justifier son refus, l’autorité urbaine évoque des impératifs majeurs de sécurité et la nécessité de préserver l’ordre public dans une capitale sous haute tension politique. Daniel Bumba souligne que la concomitance ou la succession immédiate de mobilisations de masse sur la voie publique fait peser un risque disproportionné de débordements, d’actes de vandalisme et de paralysie des activités économiques.
Dans l’entourage du gouverneur, on insiste sur le caractère neutre et républicain de cette décision. Après le geste d’apaisement consenti par les cinq leaders de l’opposition Fayulu, Katumbi, Kabund, Matata, Sesanga à l’appel de la CENCO et de l’ECC, l’autorisation d’une marche de la majorité présidentielle aurait été perçue comme une provocation ou un traitement de faveur de nature à briser la fragile trêve sociale.
Notons que, la Police Nationale Congolaise (PNC/Commissariat de Kinshasa) a reçu des instructions claires pour faire respecter cette mesure et empêcher tout attroupement ou perturbation de l’ordre public sur l’ensemble des itinéraires initialement envisagés par les organisateurs.













