Par Héritier T
La crise humanitaire et sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, demeure extrêmement préoccupante suite à l’occupation de plusieurs localités par les terroristes du M23.
Lors d’un atelier de validation et de présentation d’une note de plaidoyer pour l’implication des femmes dans les processus de paix, tenu ce lundi 23 juin à Kinshasa, Mme Ketshia Divine, membre de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité (SFPS), a alerté sur l’ampleur de cette crise.
Des chiffres alarmants de déplacés et d’insécurité alimentaire
Selon les données présentées par la SFPS, la situation humanitaire a atteint des niveaux critiques, avec 2,29 millions de personnes déplacées affectées dans le Nord-Kivu. Au-delà de ces déplacés, un chiffre encore plus large de 3,08 millions de personnesvivent dans une insécurité alimentaire sévère en raison de cette crise prolongée.
Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette dégradation. Le rapport met également en lumière des cas de violences sexuelles dont plusieurs femmes ont été victimes lors de l’évasion de la prison centrale de Munzenze à Goma, soulignant une grave violation des droits humains.
Appel urgent à la restauration de la sécurité
Face à cette situation dramatique, un appel pressant est lancé aux autorités compétentes. La SFPS insiste sur la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes efficaces pour restaurer la sécurité dans l’Est du pays. Seule une résolution durable de l’insécurité permettra à la population de retrouver la tranquillité et de reconstruire leurs vies dans des conditions dignes.













