Par Patient MBY
Le président de la République Félix Tshisekedi a pris acte de la démission du ministre d’État ministre de la Justice et garde des Sceaux Constant Mutamba, lui déposée le 17 juin dernier.
Dans une correspondance datée du 19 juin, adressée au ministre concerné, Anthony Kinzo Kamole, directeur de cabinet du chef de l’État, a confirmé la position de Félix Tshisekedi sur la décision de Constant Mutamba de partir du gouvernement Suminwa, mettant fin à une hémorragie de spéculations et de rumeurs ayant alimenté les réseaux sociaux ces derniers jours, indiquant un prétendu refus de la démission de l’ancien garde des Sceaux par le président Tshisekedi.
Dans le but d’assurer la continuation du service et du bon fonctionnement du ministère de la Justice, Félix Tshisekedi, à travers son directeur de cabinet, enjoint la Première ministre Judith Suminwa de prendre « des dispositions » nécessaires pour régulariser la situation après le départ de Mutamba.
L’ancien ministre de la Justice a quitté ses fonctions dans un contexte politique et juridique tendu où l’Assemblée nationale avait levé son immunité parlementaire, l’exposant à des poursuites judiciaires. Ce, après l’examen du réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation l’accusant de détournement présumé de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Cette affaire en justice a connu une rapidité « inédite ». Un jour après l’autorisation des poursuites accordée par la chambre basse du parlement, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, avait également saisi la Direction générale des Migrations afin d’interdire à Constant Mutamba de quitter la ville de Kinshasa.
L’ex-patron de la justice ayant engagé la lutte contre les antivaleurs au sein de l’appareil judiciaire et le détournement des deniers publics s’est vu trempé dans un dossier de détournement des fonds publics. Une situation susceptible de gâcher son image politique s’il est déclaré coupable par la justice. Jusqu’à ce jour, Mutamba jouit de la présomption d’innocence et le jour du début de son procès n’a pas été annoncé.













