RDC : l’IGF participe à une conférence internationale sur la fiscalité et les ressources naturelles à Paris

RDC : l’IGF participe à une conférence internationale sur la fiscalité et les ressources naturelles à Paris

Par la rédaction

L’Inspection générale des finances (IGF) participe à Paris à une conférence internationale consacrée à la fiscalité et à la gestion des ressources naturelles du bassin du Congo. Son Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, doit intervenir à plusieurs étapes de ces assises organisées à la Paris School of Economics.

La rencontre, qui se déroule pendant cinq jours, est organisée par la Paris School of Economics et le Centre d’Amitié Suisse-RDC, avec le soutien de One Forest Vision. Elle réunit des experts académiques, des décideurs, des gestionnaires et des professionnels autour des questions liées aux ressources naturelles.

Les échanges portent notamment sur la fiscalité, la régulation du secteur minier ainsi que la gestion durable des ressources forestières, minières, environnementales et hydrauliques.

Ce mardi 15 septembre, Christophe Bitasimwa Bahii interviendra au nom de l’IGF lors d’une table ronde consacrée au thème : « Quelles institutions pour quel développement économique ? »

L’IGF présentera ensuite, vendredi 18 septembre, une communication intitulée « L’Inspection Générale des Finances, une institution clé en transformation ». L’institution participera également à une table ronde sur le thème « Évasion fiscale et inégalités ».

Cette participation intervient dans un contexte où l’IGF s’appuie sur un Plan stratégique triennal 2026-2028 qui prône le contrôle systémique et digitalisé.

Les minerais critiques au cœur des discussions

La première journée a été marquée par plusieurs interventions consacrées aux enjeux fiscaux et aux ressources naturelles.

Jean-Olivier Hairault, directeur à la Paris School of Economics, a prononcé le discours d’ouverture. Il a relevé l’importance de ces assises pour booster et optimiser les économies des pays d’extraction des minerais et d’autres ressources naturelles critiques.

Léo Czajka, de l’Observatoire international de la fiscalité, a abordé les objectifs et les contraintes des systèmes fiscaux. Ninon Moreau Kastler, du même observatoire, s’est intéressée à la taxation et à la géopolitique des exportations des minerais critiques.

Elle a souligné que les enjeux liés à ces ressources dépassent le cadre des pays extracteurs. Leur gestion et leur réglementation nécessitent également une compréhension des intérêts géopolitiques, dans un contexte marqué par des élans de nationalisme économique.

La transformation des administrations publiques a également été au centre des échanges. Philippe Widmer, de la Paris School of Economics, a présenté les enjeux liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les administrations, notamment son impact sur les pratiques internes et les modes de communication avec les citoyens. Il a toutefois appelé à la prudence.

Pour la RDC, John Musienge Mundioko, directeur des grandes entreprises à la Direction générale des impôts (DGI), a présenté, lors d’un atelier, un état des lieux de la taxation dans le pays ainsi que les principales problématiques, en s’appuyant sur les données disponibles.

Outre l’IGF, la DGI, la DGDA, l’OGEFREM et l’INPP prennent également part à ces travaux. Les ateliers et tables rondes consacrés à la fiscalité et aux ressources naturelles visent le partage des connaissances actionnables, l’établissement de bonnes pratiques et le rapprochement entre la recherche et l’action publique.

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