Par Emmanuel Medina
Le leader de l’opposition et président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a confirmé la tenue d’une grande mobilisation ce mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa. Qualifié de « rentrée populaire », ce rassemblement vise à contester tout projet de modification de la Constitution et à rejeter le format des consultations populaires récemment officialisé par le pouvoir en place.
Invité ce lundi sur les ondes de Top Congo FM, l’opposant a appelé la population de la capitale à converger massivement vers le Palais du Peuple dès 9 heures. L’objectif principal de cette manifestation est de faire barrage à toute tentative d’octroyer un troisième mandat au chef de l’État, le président Félix Tshisekedi.
« Nous n’accepterons jamais le changement de Constitution. Nous n’accepterons jamais le troisième mandat, que ce soit de Félix ou de qui que ce soit dans ce pays », a martelé le président de l’ECiDé. Il a également annoncé que des mouvements similaires de protestation seraient organisés de manière simultanée dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Cette démonstration de force de l’opposition intervient au lendemain de la publication d’une ordonnance présidentielle fixant les modalités d’un processus de dialogue national, lequel doit débuter par une phase de consultations populaires à travers les différentes provinces du pays.
Un format que Martin Fayulu récuse fermement, exigeant plutôt la tenue d’un cadre d’échanges différent :
« Monsieur Tshisekedi a convoqué les consultations populaires. Nous lui demandons le dialogue national inclusif et pas autre chose. Dialogue national inclusif, nous y irons. Consultations populaires, nous disons non, un non catégorique. »
Pour le leader de l’ECiDé, ces consultations provinciales ne constituent qu’un stratagème pour légitimer le maintien au pouvoir de l’actuelle présidence en simulant un soutien populaire. Il estime que ce processus élude les crises majeures qui secouent le pays, notamment l’insécurité persistante et la guerre dans l’Est, la corruption, le tribalisme, ainsi que la question de la légitimité des institutions nationales.
À quelques heures de ce rassemblement à haut risque devant le siège du Parlement, le climat politique reste particulièrement tendu dans la capitale congolaise.













