Joseph Kabila a saisi la justice américaine pour contester les sanctions lui infligées depuis le 30 avril par le département du Trésor américain, l’accusant de soutenir l’AFC/M23 et de tentative de déstabilisation du régime de Félix Tshisekedi.
Par Charles Muhindo
Pour défendre ses intérêts, Kabila a fait appel à l’avocat Erich Ferrari, spécialisé dans les dossiers liés aux sanctions américaines. Le 4 août, celui-ci a déposé une plainte devant la Cour fédérale du district de Columbia contre le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) et son directeur, a révélé le magazine français Jeune Afrique. La procédure vise notamment à obtenir le retrait des sanctions imposées à l’ancien chef de l’État.
Dans cette plainte, la défense de Joseph Kabila conteste les éléments avancés par le Trésor américain, notamment l’absence des preuves précises les accusations portées contre l’ancien chef de l’État, dont le financement et l’aide en logistique de haute technologie à la rébellion de l’AFC/M23. Pour ses avocats, la seule présence de Kabila à Goma ne constitue pas une preuve de soutien aux rebelles. Ces sanctions, renchérissent-ils, auraient été prises sur base des accusations formulées par les adversaires politiques de leur client à Kinshasa.
Fin avril dernier, les États-Unis ont imposé des sanctions majoritairement économiques à Joseph Kabila, l’accusant Kabila de collusion avec l’AFC/M23, qui contrôle plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’ancien président avait rejeté ces accusations dès l’annonce des restrictions, les qualifiant d’injustifiées et de politiquement motivées.













