Ebola en RDC : André Lite salue l’implication de Félix Tshisekedi dans le Haut-Uélé

Ebola en RDC : André Lite salue l’implication de Félix Tshisekedi dans le Haut-Uélé

Alors que l’épidémie d’Ebola continue de mettre à rude épreuve le système de santé dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le député national André Lite Asebea salue les nouvelles mesures prises à Wamba et Isiro. L’élu du Haut-Uélé estime toutefois que le renforcement des moyens de diagnostic, de transport et de prise en charge doit se poursuivre pour contenir la propagation du virus.

Par la rédaction

La riposte contre Ebola se renforce dans le Haut-Uélé. Dans le territoire de Wamba et à Isiro, plusieurs mesures sont désormais mises en œuvre pour améliorer la capacité des structures sanitaires à détecter et prendre en charge les cas suspects.

Ces avancées interviennent après les démarches entreprises par le député national André Lite Asebea auprès de la Présidence de la République. L’élu affirme avoir alerté sur les difficultés rencontrées par les établissements de santé de son territoire face à la progression de l’épidémie.

Parmi les nouvelles dispositions figure la mise à disposition de trois ambulances destinées aux zones de santé d’Isiro, Boma Mangbetu et Wamba. Un laboratoire d’analyse doit également permettre à l’Hôpital général de référence de Wamba d’effectuer localement certains examens, réduisant ainsi les délais liés au transfert des échantillons.

Le déploiement de vaccins est également annoncé dans la zone. La coordination des opérations de riposte sur le terrain est notamment assurée par le professeur Steve Ahuka.

Des capacités de surveillance encore à renforcer

Pour André Lite, ces mesures constituent une avancée, mais elles ne doivent pas marquer la fin des efforts. Le député plaide notamment pour l’installation préventive de nouveaux laboratoires à Isiro-Rungu ainsi qu’à Durba-Watsa.

Cette demande s’inscrit dans un contexte où la surveillance épidémiologique demeure particulièrement importante dans les zones situées à proximité de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie.

L’élu attire également l’attention sur les axes des PK 47 et 51, où le renforcement de la surveillance et des capacités d’intervention apparaît, selon lui, nécessaire pour limiter le risque de propagation du virus vers d’autres territoires.

Une épidémie toujours préoccupante

Les dernières données communiquées par les autorités sanitaires font état de 4 449 cas confirmés enregistrés dans 53 zones de santé. Le bilan provisoire fait également état de 2 061 décès et de 886 personnes guéries, pour un taux de létalité d’environ 46,3 %.

L’épidémie touche principalement plusieurs provinces du nord-est et de l’est du pays, notamment l’Ituri, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Face à cette situation, le député insiste sur la nécessité de maintenir les investissements dans les infrastructures sanitaires, les moyens logistiques et les équipements de diagnostic.

Le personnel médical au cœur de la riposte

Au-delà des ambulances, des laboratoires et des vaccins, André Lite met l’accent sur les conditions de travail des équipes engagées dans la lutte contre Ebola.

Il demande une prise en charge financière et matérielle appropriée des personnels médicaux et paramédicaux mobilisés sur le terrain. Pour lui, la capacité du pays à contenir l’épidémie dépend aussi de la protection et du soutien accordés aux agents qui interviennent directement auprès des patients et des communautés exposées.

La poursuite de la riposte dans le Haut-Uélé devrait ainsi reposer sur un dispositif combinant dépistage rapide, vaccination, surveillance renforcée, disponibilité des moyens de transport et accompagnement des équipes sanitaires.

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