Hydrocarbures en RDC : Le gouvernement valide les manques à gagner pétroliers du T2 2026

Hydrocarbures en RDC : Le gouvernement valide les manques à gagner pétroliers du T2 2026

Par Emmanuel Medina

Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP) a officiellement clôturé, ce samedi 15 août 2026 à Kinshasa, les travaux de certification des Pertes et manques à gagner (PMAG) pour le deuxième trimestre de l’exercice en cours. Le montant global validé s’élève à 146 millions de dollars américains, couvrant l’ensemble des zones d’approvisionnement de la République démocratique du Congo.

Les sessions d’évaluation, qui se sont déroulées du jeudi 13 au samedi 15 août 2026, ont permis d’examiner les états financiers et opérationnels des sociétés pétrolières opérant sur le territoire national. Selon un communiqué officiel du ministère de l’Économie nationale publié ce dimanche consulté par REPORTER.CD, cette démarche vise à formaliser les compensations dues par l’État aux opérateurs du secteur.

Le document, portant la signature du Vice-premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, confirme la clôture technique de cette session essentielle pour la stabilité de l’approvisionnement énergétique du pays.

Le montant certifié de 146 millions de dollars américains concerne toutes les zones géographiques d’approvisionnement de la RDC, à savoir la Zone Ouest incluant Kinshasa et le Kongo Central, la Zone Sud englobant la région minière de l’ex-Katanga, et enfin la Zone Est et Nord couvrant les provinces frontalières orientales.

Pour rappel, les Pertes et manques à gagner (PMAG) découlent du mécanisme de subvention des prix à la pompe appliqué par le gouvernement congolais. Lorsque le prix réel du marché (cours mondial du baril, frais logistiques, taux de change) est supérieur au prix fixé par le décret officiel des prix des carburants, l’État s’engage à rembourser la différence aux distributeurs pétroliers afin d’éviter une hausse brutale des prix pour les consommateurs.

La certification constitue la première étape cruciale avant le paiement effectif des créances par le Trésor public. Pour les entreprises pétrolières, cette validation est indispensable pour reconstituer leur trésorerie afin de maintenir leur capacité d’importation de produits raffinés, d’éviter les pénuries tout en assurant la continuité des commandes auprès des traders internationaux, de stabiliser l’économie tout en contenant les pressions inflationnistes liées au transport.

Les prochaines étapes concernent désormais le ministère des Finances, qui devra planifier l’apurement de ces 146 millions américains certifiés, dans un contexte de rationalisation des dépenses publiques amorcé par l’exécutif national.

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