Lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi 3 avril 2026, la ministre d’État Raïssa Malu a présenté la situation du fichier de paie du secteur de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. Les chiffres révèlent une couverture salariale massive, portée par la poursuite de la politique de gratuité de l’enseignement primaire.
Par MEDINA
Réunies sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa, les autorités congolaises ont fait le point sur l’évolution des effectifs au sein du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDUC-NC).
Selon le rapport présenté par la ministre Raïssa Malu, le fichier de paie du secteur comptait, au mois de mars 2026, un total de 700 249 agents rémunérés.
Le cœur de ce dispositif reste le personnel enseignant, qui représente la grande majorité des effectifs. Sur ce total, 624 081 enseignants perçoivent désormais leur salaire de l’État, ce qui témoigne de l’effort budgétaire consenti pour stabiliser le secteur éducatif, pilier du programme de Nouvelle Citoyenneté prôné par le gouvernement.
Cette communication intervient dans un contexte de réformes visant à assainir le fichier de paie. Si le nombre d’agents rémunérés est en constante progression, le ministère reste mobilisé sur deux fronts majeurs : l’identification biométrique pour éliminer les doublons et les agents fictifs, ainsi que l’intégration des Nouvelles Unités (NU), ces enseignants qui attendent parfois depuis plusieurs années leur entrée effective dans le système de paie national.
En présentant ces statistiques, la ministre Raïssa Malu a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir la pérennité de la gratuité de l’enseignement.
Toutefois, au-delà du nombre d’agents payés, les syndicats d’enseignants continuent de plaider pour une revalorisation des salaires et le paiement régulier des primes de brousse.
Ce recensement exhaustif constitue une étape cruciale vers la numérisation totale du fichier de l’EDUC-NC. Pour la ministre Raïssa Malu, l’objectif est clair : assainir durablement la paie afin de dégager les marges de manœuvre nécessaires à une revalorisation progressive de la condition enseignante, socle de la vision du Chef de l’État.













